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By Marie Larocque

Jeanne a huit ans lorsqu’elle start à écrire en tenant son magazine intime. Jeanne a dix-huit ans lorsqu’elle style enfin de son lobby d’accueil. Entre les deux, une enfance et une youth déchirée entre les drames familiaux, un père violent, une mère perdue, des oncles braqueurs de banques, des tantes qui boivent trop, des sœurs que Jeanne déteste. Jeanne chez les autres, c’est aussi l. a. vie d’un quartier vedette de los angeles littérature québécoise: le Plateau Mont-Royal. Jeanne chez les autres, c’est les années 70 et eighty de ce quartier, chez les voyous et les petits bandits, à une époque où tout le monde rêve d’un monde meilleur, qui par l’amour, qui par l’acquisition de los angeles richesse. Jeanne chez les autres, c’est une plongée dans l. a. vie d’une famille disfonctionnelle où s’alterne los angeles parole de Jeanne – qui apprend à lire en même temps qu’elle apprend à vivre – et celle d’un narrateur qui nous présente les faits et les gestes de cette famille et de ce quartier, los angeles vie de ce monde en mutation profonde.

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A a pas l’air le enjoyable de perdre son frère. Je sais pas ce que ça fait, j’ai juste des sœurs. Tout le monde meurt, un jour ou l’autre. J’ai hâte que ce soit mon journey. Ceux qui ont los angeles vie l. a. moins plate, c’est juste parce qu’ils l’ont plus courte. J’ai le goût de demander à ma sœur Nathalie si je pourrais pas aller chez elle pis son buddy de temps en temps, pis tant qu’à y être, à ma grand-mère aussi. L’éduc m’a dit que tant que je proposais du monde de l. a. famille, ça pouvait aller. Y’aurait aussi ma marraine, mais elle est trop ivrogne, ça finit par devenir fatiguant. Elle parle, elle parle, elle arrête jamais de parler. Pis on dirait qu’elle ne se souvient plus que ses enfants, c’étaient des crottés ; elle s’est réinventé une espèce de moveé de mère parfaite avec des enfants parfaits. J’les aimais ben mes cousins, mais faut pas charrier non plus, c’était loin d’etre des enfants de chœur. Faudrait l’appeler Sainte-Georgette avec ça ? Georgette-la-grosse-soûlonne, plutôt. Ou la-grosse-soûlonne-tout-court, ça sonnerait pas pire aussi. Mon grand-père aussi il boit, mais au moins il reste tranquille, il reste assis surtout. Ma marraine, elle, elle bouge, elle danse, elle déplace tellement d’air que même si tu bouges pas t’es étourdi pareil. Mon grand-père, il reste assis pis il parle pas ; c’est deux contraires, ces deux-là ! Pis, disons que je préfère me taire avec mon grand-père que d’être réduite au silence par ma marraine, c’est comme pas pantoute los angeles même affaire. Bon. On dirait que j’écris pour rien dire, que j’allonge juste pour ne pas arrêter. Y’est presque huit heures, je vais me préparer un joint pour aller me promener. Montréal, five mai 1986 Ce soir, on avait une sorte d’atelier psycho bonbon, paraît qu’on va s’en taper une fois par mois. Ça dure deux heures los angeles shot. C’est pas que j’aime pas ça, c’est juste que les filles pompent comme des malades, que les éducs en rajoutent, pis que moi los angeles tarte qui fume pas, j’étouffe ben raide. Aujourd’hui, il fallait jouer à un jeu niaiseux. Tant qu’à moi ça vaut aussi bien qu’un jeu sérieux : c’est aussi plate, mais ça passe le temps. Mais me faire enfumer comme dans l’auto dans le temps de mes mom and dad, j’aime pas ça. J’aime pas ça pantoute. Je pense souvent à « avant » ces jours-ci, je m’ennuie de ma mère, je m’ennuie de ma sœur Julie. Y’a rien qui me manque en particulier, c’est en général que ça me vide. Une probability que j’me rends pas compte que c’est fini pour de bon, j’pense que j’le prendrais juste pas. Ça a juste trop pas d’allure. Parce qu’il me reste au moins ça, y’a rien ni personne qui peut arriver jusque-là, j’ai encore le droit d’imaginer ce que je veux. C’est pas vrai tout ça, c’est pas plus vrai que quand je rêve, pis un bon matin je finirai ben par ne pas me réveiller. Me lever, mais pas me réveiller ; ça s’en vient je pense, je suis de moins en moins là. Quand tu fais ce qu’ils te disent de faire, ils te foutent los angeles paix pis tu peux rester sagement dans ta tête. C’est pas comme à Ste-Do où ils cherchaient les bibittes tout le temps.

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