Par Meïr Ben-Hayoun

En votant une résolution assimilant l’antisionisme à l’antisémitisme, l’Assemblée nationale en France vient de donner une magistrale leçon d’antiracisme et de sionisme.

Pour une fois qui est loin d’être coutume, chapeau bas pour la France, bravo à l’Assemblée nationale. Soit dit en passant, en Israël, on devrait prendre exemple sur cette magistrale leçon de sionisme et d’antiracisme de la part de l’Assemblée nationale, du Parlement de la République française.

Incroyable n’est-ce pas ? C’est surréaliste et pourtant vrai ! En France, l’Assemblée nationale vient de voter une loi stipulant que l’antisionisme est de l’antisémitisme et par conséquent est illégal.

En Israël, à droite comme à gauche (sauf les kahanistes du parti Otzma yehoudit) on n’a pas encore compris cela, et on laisse allègrement se faire élire à la Knesset des députés de partis résolument antisionistes, de la liste unifiée.

Donc selon la Loi française, ces partis politiques seraient considérés en France comme antisémites et illégaux par essence. C’est-à-dire que ces partis ne pourraient pas s’organiser et se présenter à des élections quelconques.

Par conséquent, en toute cohérence, les suppôts israéliens de l’antisémitisme sont ceux qui tolèrent et qui font bon ménage avec la présence de ces députés antisionistes/antisémites à la Knesset, c’est à dire TOUS les partis politiques israéliens de gauche comme de droite avec en tête le Président de l’Etat, Réouven Rivlin, un des ducs du Likoud, un ancien de Bétar.

Les seuls dans le spectre politique israélien à ne pas se plier à cet antisémitisme israélien sont les kahanistes qui depuis toujours revendiquent que les antisionistes soient mis hors la Loi, et a fortiori ne soient pas représentés à la Knesset.

Il est temps que l’Etat d’Israël fasse comme la France et déclare illégal l’antisionisme/antisémitisme.

L’antisionisme n’est pas une opinion, c’est un délit ; c’est un crime contre l’Etat d’Israël ; c’est un crime contre le peuple juif.

A ce titre, les antisionistes/antisémites citoyens d’Israël, qu’ils soient juifs, musulmans ou chrétiens doivent être poursuivis en justice et frappés d’infamie. Seul le parti Otzma yehoudit revendique cela aujourd’hui.

Il est extrêmement important de remarquer que dans la crise politique qui perdure depuis un an, c’est la présence de ces 13 députés à la Knesset de la liste antisémite selon la Loi française, que la droite ne parvient pas à former de gouvernement. En effet, les partis de droite israéliens ont la majorité absolue au sein des partis politiques israéliens non-antisémites.

C’est-à-dire que les antisémites empêchent la formation d’un gouvernement souhaité par la majorité non-antisémite de l’Etat juif. Hormis les caprices de diverses personnalités dans cet imbroglio, c’est cela le fond du problème de la crise politique chronique en Israël, la représentation politique légitimée d’antisémites dans la société israélienne.

Quand des bons Juifs, les Kahanistes font remarquer cela, il faut les frapper d’ostracisme et leur bloquer toute représentation. Il a fallu que l’Assemblée nationale française par son dernier amendement à la Loi fasse remarquer cette iniquité flagrante.

Dans ce contexte où on affirme qu’il fait nuit le jour et qu’il fait jour la nuit, il n’est pas fortuit que Otzma yehoudit soit le seul parti dont les chefs de file, Michael Ben Ari, Baroukh Marzel et Bentsi Gupstein, aient été disqualifiés de se représenter à la Knesset pour raison de “racisme” (??!!!), comme notre leader assassiné le Rav Kahana hy’d il y a 30 ans. Aussi paradoxal que cela puisse être, c’est cette nouvelle législation française qui contribuera à réhabiliter ce que le Rav Meir Kahana a toujours affirmé avec force.

Pourquoi ? Parce que les kahanistes sont les seuls à Sion à réellement combattre politiquement l’antisémitisme, le vrai antisémitisme, le sanguinaire, qui est autrement plus violent ici et fait beaucoup plus de victimes qu’en France ou qu’ailleurs dans le monde.

Avec amour d’Israël