Après avoir fait retiré l’émission sur le Rav Kahana à Radio Qualita le 5 novembre 2019, son président, Marc Eisenberg, a publié un  communiqué (voir ici) sur facebook. Suite à cela, je lui ai envoyé cette lettre ouverte. MBH

A Jérusalem, le 9 du mois de Heshvan de l’année 5780, (07/11/2019)

A l’attention de Marc Eisenberg, Président de Qualita et de l’Alliance israélite universelle.

Monsieur,

Mon nom est Meïr Ben-Hayoun, Israélien originaire de France depuis 41 ans, résidant à Jérusalem. J’ai l’honneur d’avoir été le numéro 9 sur la liste électorale du Parti Otzma yehoudit.

J’aurais préféré ouvrir cette missive par “enchanté Monsieur Eisenberg”, mais les valeurs juives dont vous vous prévalez et que vous avez grossièrement piétinées ne me le permettent point. Vous avez commis une grave infamie que les Olim de France ne digèreront pas, en particulier à Jérusalem. Cette communauté est majoritairement effarée par ce que vous avez pondu.  Vous pouvez en prendre acte sur les réseaux sociaux.

 Vous vous êtes lamentablement déshonoré. Pire, vous avez sali votre patronyme devenu depuis 50 ans une institution associée à la présentation élégante du judaïsme à la télévision française. Cela risque de cesser de l’être dorénavant. Qualita et l’Alliance universelle israélite que vous présidez seront elles aussi entachées car assimilées à vous, et par conséquent, à cette turpitude.

Vous avez proféré des obscénités sur la personne d’un grand Cohen mort en kiddoush Hashem selon les critères de notre Tradition (si elle est encore la vôtre), assassiné par un nazislamiste de Al Qaeda alors qu’il donnait une conférence sur la nécessité de l’Alyah pour le judaïsme américain

, objectif qu’en principe vous soutenez.

Assassiné parce qu’au risque de sa vie, il avait désigné clairement l’ennemi et les dangers qui planaient non seulement sur Israël et sur les Juifs d’exil, mais sur l’Humanité toute entière. Il a été celui qui a sonné l’alarme.

 Les tragédies de la vague de terrorisme sans précédent qui a suivi sa mort dans les années 90 et 2000 en Israël.  A l’échelle universelle, le 11 septembre 2001 et la vague d’horreurs islamistes dans le monde entier, il les avait annoncées quand personne ne voulait l’écouter ; quand certains le conspuaient comme vous le faites actuellement.

 Il en a été la première victime et jusqu’à présent, des agences américaines de sécurité comme le FBI et NYPD, ont fait leur mea culpa pour ne pas avoir saisi la teneur de son assassinat, à savoir ce que l’islamisme leur préparait. Tous les documents saisis chez l’assassin du Rav Kahana le mentionnaient, mais qui allait les éplucher pour appronfondir l’enquête sur l’assassinat de ce rabbin militant et trouble-fête ? Quand personne ou presque ne prévoyait le danger islamiste qui allait devenir la menace planétaire numéro un, lui, il en parlait.

le Rav Mordehai Ginsberg enseignant le Talmud à la Yeshivat Mir à Brooklyn en 1950 –  second à gauche, le Rav Kahana

Ce grand Cohen a été intronisé Rav par les plus grands maitres de l’une des plus prestigieuses yeshivot des Etats-Unis, la yeshivat Mir à New York.

Le Grand Rav Moshé Feinstein

Le Rav Meïr David Kahana, que son sang soit vengé, de souvenir béni de tsadik et de kaddosh, a été coopté par les plus éminentes personnalités toraniques contemporaines : le plus grand décisionnaire de Halakha aux Etat-Unis, le Rav Moshé Feinstein zatsal, auteur des responsa Igrot Moshé. Lire la lettre de soutien chaleureuse du Rav Feinstein au Tribunal fédéral américain qui le jugeait non pas pour des crimes de droit commun ou de “terrorisme”, mais pour son militantisme et ses actions audacieuses de harcèlement de la mission soviétique à l’ONU à New York, ce qui a fait céder l’empire du mal de l’URSS pour permettre dès 1970 un flot d’émigration juive russe encore limitée vers Israël.

C’est le Rav Meïr Kahana qui a attelé le judaïsme américain au combat pour les Juifs d’URSS. Le judaïsme du monde entier a suivi comme en France avec le Comité pour les Juifs d’URSS. Même ses détracteurs les plus virulents l’ont reconnu de son vivant. C’est ce que votre employée, Eliana Gurfinkel, voulait évoquer dans sa rubrique. En retirant cette émission, en occultant ce rôle historique, votre démarche a été de nature négationniste.

Si d’aventure vous vous rendez à la rencontre annuelle de Pourim des anciens refuzniks, vous pourriez prendre acte de l’immense gratitude que ces héros du combat pour l’Alyah vouent au Rav Meïr Kahana, notamment Yossef Mandelevitch condamné à 15 ans de réclusion. Son nom devrait vous être familier si toutefois, vous avez participé aux luttes pour la libération des Juifs d’URSS avec les militants juifs de votre âge dans les années 70 (ce dont je doute fort).

Ida Nudel, Nathan et Aviva Chtcharansky ont raconté qu’entendre les critiques rageuses dans les médias soviétiques contre le Rav Kahana et ses actions tapageuses, cela leur mettait du baume au cœur et les inspirait à poursuivre la lutte juive sioniste dans la gueule du loup du régime totalitaire bolchévique. Alors qu’ils se faisaient arrêter par le KGB et étaient condamnés pour “activités sionistes” puis envoyés au Goulag à des températures de moins 40 degrés Celsius, ils savaient qu’en Occident, un Rabbin, un Cohen, ne les oubliait pas, qu’il remuait ciel et terre et était prêt même à aller en prison pour leur permettre de sortir de cette géole qu’était l’Union soviétique pour ces Juifs prisonniers de Sion.

Edouard Kuznetzov et Marc Dimchitz furent condamnés à mort lors du procès de Leningrad en 1971 pour leur tentative de détournement d’avion dont l’objectif était de faire l’Alyah en Israël. Le Rav Kahana, dirigeant la Jewish Defense League mobilisa alors des personnes issues de tout milieu, même des Juifs de gauche radicaux anti guerre au Vietnam ainsi que des associations italo-américaines newyorkaises.

Le Rav Kahana fit scander alors à tous ce beau monde « deux Russes pour un Juif », ce qui signifiait que deux diplomates russes seraient exécutés aux Etats-Unis pour chaque Juif assassiné par les tribunaux soviétiques.  La mission soviétique à l’ONU, l’ambassade à Washington et ses consulats furent pris d’assaut par les militants Juifs déterminés à ne pas laisser leurs frères d’URSS se faire exécuter et écraser par ce régime tyrannique. Vous pouvez lire de façon plus extensive cette histoire sur ce lien.

Le Rav Kahana arrêté lors d’une manifestation face à la mission soviétique à l’ONU à Manhattan. le Département d’Etat avait exigé que les militants juifs soient éloignés afin de ne pas troubler la tranquilité des diplomates russes.

La crise diplomatique qui s’en suivit entre les Etats-Unis et l’URSS compromettait la Détente. Finalement, l’empire soviétique céda et commua les peines capitales en peines de réclusion à perpétuité. Tous ces bons Juifs américains et le Rav Kahana avaient fait céder le Kremlin. Par la suite, Yossef Mandelevicth arriva en Israël en 1981, et de même Edouard Kouznetzov et Marc Dimchitz. Le Rav Kahana n’avait ménagé aucun effort, aucune astuce, aucune audace, pour que ces Juifs de derrière le mur de fer puissent arriver à bon port à Sion.

En Israël, le Rav Kahana et son action étaient adulés. Toute la presse le louait pour sa victoire sur l’Union soviétique qui avait fini par céder. Lors de son arrivée comme Oleh hadash en 1971, le Premier ministre en personne, Madame Golda Meïr zal, une travailliste, l’accueillit en héro. Le Chef de l’opposition Menahem Begin zal faisait de la surenchère pour le choyer et espérait le faire rejoindre son parti, le Herout.

Le Rav Kahana aux côtés du Grand Rav Tzvi Yehouda Kook au Kotel

Le chef de file spirituel légendaire du sionisme religieux, le Rav Tsvi Yehouda Hacohen Kook, zatsal, se déplaça pour l’accueillir et se faire photographier solennellement à ses côtés devant le Kotel et dans sa souccah. Quand on sait la teneur que recouvrait le Kotel pour le Rav Kook qui ne s’y rendait que rarement tellement cet endroit revêtait un caractère sacré où on ne se rend pas à la légère, on mesure ce que ce geste représentait comme hommage.

Le Rav Kahana avec le Rav Kook dans sa soucca

Comme le Rav Feinstein, le Rav Tsvi Tehouda Hacohen Kook lui rédigea une chaleureuse lettre de recommandation destinée à la cour fédérale américaine qui le jugea en 1975 pour ses activités sionistes. Oui Monsieur Eisenberg, des activités sionistes pouvant le mettre en porte en faux avec la loi afin que les Juifs captifs en URSS puissent monter en Israël – certes, pas des mondanités pseudo-sionistes comme le Gala de l’Alliance israélite universelle où votre invité d’honneur était le professeur Yesha’yahou Leibovitch, celui qui  nous qualifia nous combattants de Tsahal au Liban en 1982 de militaires “judéo-nazis”. A Leibovitch par contre, si ce nest déjà fait,  vous consacrerez  une émission “un jour, une histoire” par Eliana Gurfinkel, et vous ne tarirez pas d’éloges à son endroit.

Le Rav Kahana en milouim, la réserve militaire de Tsahal

Revenons-en au Rav Kook. Lorsque le Rav Kahana est devenu extrêmement controversé dans l’arène politique israélienne, le Rav Kook l’a soutenu pour qu’il puisse se présenter aux élections de 1981. Le Rav Kook avait certainement des notions un peu plus sérieuses que les vôtres et des critères assez sévères sur qui peut détenir le titre de Rav.

Le Rav Kahana chez le Grand Rabbin séfarade d’Israel, le Rav Mordehai Elyahou zatsal

En novembre 1990, des dizaines de milliers de personnes accompagnèrent le Rav Kahana à sa dernière demeure et pas moins que le Grand Rabbin séfarade d’Israël, le Rav Mordehai Eliahou zatsal prononça une vibrante oraison funèbre en son hommage.

Le Rav Yehouda Léon Ashkenazi, Manitou, zatsal, a souvent été l’invité de votre père (le rabbin Josy Eisenberg zal) pour son émission “la source de vie”. Quelle providence ! Nous commémorons aujourd’hui, le 9 du mois de Heshvan, la hazkara de ManitouS’il avait pu lire votre mise au point, Manitou aurait froncé les sourcils et se serait exclamé “une paire de gifles”, à votre endroit bien entendu.

Chef de file de l’Alyah de France après 1967, Le plus grand enseignant du judaisme en langue française du XXème siècle, le Rav Yehouda Léon Ashkénazi, communément appelé Manitou, zatsal

Manitou a tenu des propos sur les ennemis d’Israël encore plus durs et plus acerbes que ceux du Rav Kahana. Or, comme il n’a pas investi le champs du militantisme politique à l’échelle nationale, cela n’a pas retenu l’attention. Par exemple, lors de sa dernière conférence au Centre Yaïr à Jérusalem en 1996, quelques mois avant son décès, alors qu’ils était bien malade, Manitou a dit en substance, nous étions alors en plein dans la catastrophe des accords d’Oslo: “Les Arabes, c’est-à-dire Ismaël, ils ont annoncé ce qu’ils veulent, ils veulent le pays, ils veulent l’Etat, ils veulent liquider Israël”. Ou encore : “en saine géographie, les Juifs sont de Sion et les Arabes d’Arabie”. Et on peut vous ramener des dizaines de citations comme celles-ci ne laissant nullement la place au doute. Les enregistrements en attestent.  A Manitou aussi vous auriez souillé le souvenir à titre post mortem et remis en question son titre de Rav ???!!!!

Si cela ne vous suffit encore pas, je vais en remettre une couche. Manitou a dit en ces termes au Rav Menahem Chouraqui de Jérusalem, un grand érudit: “toute personne lisant objectivement la Torah ne peut qu’être kahaniste, la Torah est kahaniste et  Dieu est kahaniste!!!”, en ces termes à la virgule près !!!!!!  Vous ne rêvez pas. Rechaussez vos lunettes et relisez cela autant de fois que nécessaire.

Mais vous n’avez pas encore entendu la meilleure. En 1994, lors du mois suivant le décès de Baroukh Goldstein, Manitou a tenu à se rendre à Kyriat Arba pour faire le nihoum avelim, pour conforter la veuve de Baroukh Goldstein. Cela s’est passé chez Nathan Benhar, un monsieur noble et très humble qui a lui seul pourrait être présenté comme la fierté de l’Alyah de France. Ce monsieur était élève de séminaire de prêtres lors de la Guerre des Six Jours et il a réalisé un parcours du combattant fait de mille embuches pour devenir juif et israélien, un disciple fidèle et un ami de Manitou chez qui il se rendait à Kyriat Arba. Plusieurs personnes de l’Alyah de France quand vous ne songiez pas encore en faire partie étaient présentes pour en témoigner.

La question qui se pose : allez-vous faire la demande aux archives de la télévision française de jeter dans la Seine tous les enregistrements des émissions de votre père avec Manitou, le plus grand enseignant du judaïsme en langue française du XXème siècle et Chef de file de l’Alyah de France après 1967 ?

Vous êtes consterné par l’autodéfense juive de la JDL ? La mobilisation de la Jewish Defense League contre la marche des néo-nazis à Skokie dans l’Illinois le 4 juillet 1978, ville massivement habitée par des Juifs pratiquants et des rescapés de la Shoah, en quelque sorte la Sarcelle de la banlieue de Chicago. La JDL intercepta cette marche qui finit très mal.

 Peut-être auriez-vous préférer voir ces néo-nazis défiler gaiement et sans encombre, en uniformes SS et croix gammées levant la main et scandant “Heil Hitler” dans une banlieue peuplée par des Juifs. Le Rav Kahana et la JDL l’avaient entendu autrement.

 Au passage, il eut été souhaitable que votre défunt père consacra une émission à la JDL et au Rav Kahana de son vivant pour appréhender cette dimension essentielle des enseignements de la Torah, de surcroit dans les décennies suivant immédiatement la Shoah. A savoir la mitzva de combattre  concrètement  en suant et dans la douleur pour venir au secours du frère juif en détresse. Donner des coups, et parfois en  encaisser sans broncher, contre ceux qui nous agressent physiquement ou qui fomentent de nous faire bénéficier d’un séjour tous frais payés dans les fours crématoires.

Ne nous dites que vous êtes opposé à la mitzva de défense juive, ce que dans une corruption de langage vous avez appelé “violence” et “terrorisme”. Vous en avez bénéficié et maintes fois. Quand vous vous rendiez à l’école Yavneh à la rue Claude Bernard et que vous étiez agressé par des jeunes antisémites, vous avez fait appel à la version juive de France de la JDL, le Bétar, qui faisait le coup de poing avec les antisémites. Tout finit par se savoir. Prenez soin de lire les réactions sur les réseaux sociaux et ce que révèlent des anciens camarades de classe à vous.  La “violence” de l’autodéfense juive était donc valable pour sortir d’affaire le jeune Marc Eisenberg tout pétrifié de terreur sur le chemin de l’école Yavneh.

Ceux qui considèrent qu’Israël comme Etat juif n’a pas le droit d’exister, ceux qui soutiennent que les Juifs leur ont spoliés la terre arabe de « palestine », C’est eux que vous appelez “étrangers”?

Ceux qui représentés à la Knesset soutiennent ouvertement la lutte armée contre nos militaires et qui claironnent être les véritables propriétaires de ce pays, c’est devant eux que vous voulez vous aplatir à leur accorder tous les égards réservés à l’étranger ??!!! Ce ne sont pas des “étrangers”, ce sont des envahisseurs, des ennemis existentiels pour qui l’Alyah des Juifs de France et d’ailleurs leur est un pieu dans le cœur. Selon ces derniers, nous devrions retourner dans les pays d’exil. Ils le déclarent de façon on ne peut plus claire. Etes-vous à ce point gangréné dans votre tête pour ne pas faire le distinguo entre l’étranger qui prête allégeance et fidélité au pays où il réside comme les Juifs en France, et l’ennemi qui veut prendre notre place ???!!!!

Croyez-vous vraiment à ces délires hystériques selon lesquels le Rav Kahana se proposait de “maltraiter” l’étranger ???!!!!!! De qui parlait le Rav Kahana ???? De l’ennemi de l’intérieur qui s’identifie avec les puissances ennemies et qui cherche à nous débouter de la terre d’Israël, ceux qui commémorent la Naqba quand nous fêtons Yom Haatzmaout, pauvre bougre !!!!!

 C’est cela que dans un accès de folie furieuse, vous appelez “racisme” ???!!!! C’est un trouble démentiel procédant de la haine gratuite qui vous fait détester le frère qui sonne l’alerte contre l’ennemi et monte au créneau, et qui vous fait embrasser l’ennemi et l’affubler du titre d’”étranger” à respecter, le suicide collectif, quoi.

 Et vous vous fondez sur le déni de justice de disqualification de la candidature du Rav Kahana par la Cour suprême ??!!! Il n’est plus un secret pour personne que cette haute instance enraye systématiquement l’appareil d’Etat pour imposer sans y avoir été mandatée son ordre du jour post sioniste.

Ne nous rétorquez pas que vous croyez en la sacrosainte objectivité apolitique de la Haute cour de justice. En effet, la lutte contre la junte judiciaire et contre l’ingérence dans la politique des Juges est le cheval de bataille du parti politique Yemina que vous avez soutenu ouvertement aux dernières élections.

Votre prise de position outrancière, vous ne pouvez pas la fonder sur la disqualification du Rav Kahana par la Haute de cour justice quand vous soutenez Yemina. C’est antinomique.

Une seule chose de juste vous avez écrit dans votre diatribe : « Pardon chers auditeurs ». Vous devez effectivement demander pardon bien bas à vos auditeurs pour avoir retiré cette émission. Mon épouse a eu la sagesse de l’enregistrer et la met à la disposition de tous ceux qui désirent la visionner pour juger en l’espèce de ce dont vous vouliez les priver.

Vous devez aussi demander pardon bien bas au personnel de Qualita qui pour beaucoup , sans pour autant être des partisans du Rav Kahana, trouvent abusif de frapper d’ostracisme un courant de pensée que les plus grands d’Israël susmentionnés ont félicité.

Vous devez demander pardon encore bien plus bas à l’Alyah de France que visiblement vous connaissez bien mal pour avoir cru qu’elle n’allait pas réagir par un lever de boucliers à votre outrage à son intelligence. Ils ne sont pas tous kahanistes certes, mais vos diffamations à l’encontre du Rav Kahana les consternent au plus haut point.

Vous devez demander pardon à l’équipe de Radio Qualita dont je connais certains et qui actuellement se terrent dans l’embarras pesant où vous les avez plongés. Ils n’osent même plus répondre aux messages ou aux appels téléphoniques répétitifs. Ils craignent d’en dire trop. Ils subiront des foudres de gens dûment indignés dans les synagogues où ils prient, là où le Rav Kahana n’est pas considéré comme un pestiféré, loin de là ! On leur dira : “tu travailles pour cette cloche?”, “A qui vous êtes inféodés”,  et d’autres expressions encore plus salées.

Vous devez demander pardon à Eliana Gurfinkel, la fille du grand journaliste Michel Gurfinkel, une jeune dame modeste et délicate qui par mille précautions a tenu à préciser qu’il ne s’agissait pas de s’identifier à la “droite extrême”. Aucun parti pris pour le Rav Kahana de sa part. Comment de façon écoeurante lui a été imposée de faire son autocritique comme on le faisait au temps du stalinisme??

 Vous l’avez abandonnée blessée sur le terrain sans la secourir, le pire des forfaits comme on dit dans Tsahal. Vous ne lui avez accordé aucun soutien. Elle si discrète qui a fait l’objet d’insultes et d’humiliations sur la toile internet par des énergumènes qui ne se préoccupent que de nombrilisme et de futilités comme ce site d’adolescents attardés, jewpop, qui vous a fait pression. Des oisifs blasés sans horizon qui n’ont même pas la décence de vivre en Israël. Et c’est eux qui vont décider ce que les Olim de France ne doivent pas voir ou entendre???!!!!   Ils ne sont pas le genre de Juifs du Bétar qui vous venaient en aide lorsque vous vous faisiez rosser à la rue Claude Bernard, n’est-ce pas ?

 Vous devez remettre l’émission d’Eliana en ligne sur le champ pour exprimer votre soutien à cette employée dévouée qui ne déroge jamais à la bonne conduite et au bon gout. Vous lui devez des excuses publiques et officielles pour l’avoir lâchement désavouée.

Et surtout, vous devez demander des excuses à ce tsadik, le Rav Meïr David Kahana qui n’était animé que par l’amour d’Israël et de son peuple. Pour ce faire, vous devez vous présenter sur sa tombe au cimetière de Givat Shaoul le jour de sa hazkara le 14 novembre avec les caméras de Qualita en vous baissant jusqu’à poser les lèvres sur la pierre tombale telle que l’exige la Tradition.

 Ensuite, devant toutes les personnes présentes, lui demander pardon. Et diffuser cette vidéo partout. Ce n’est pas tout, le même jour à 18H30, au Salon Hekhal David à Roméma, vous vous excuserez en public devant tous les bons Juifs venus honorer son souvenir et son enseignement.

Ne croyez que vos soucis seront finis après tout ça. Au Dieu d’Israël, à Hakaddosh Baroukh Hou, vous devez demander pardon, pour avoir froissé un de ses serviteurs les plus dévoués de l’ère contemporaine, un grand Cohen, un Rav, un talmid Hakham un élève de sage, dont la messirout nefesh était sans borne. Et pour avoir dévoyé des enseignements de Torah que vous avez manipulés insidieusement dans un salmigondi de fausse piété.

Moi qui m’était réjouis de l’émission d’Eliana même si elle était imprécise sur certains points, en dépit de la profonde tristesse et préjudice moral que vous m’avez causé en la retirant et par votre insulte à l’encontre de ce Maitre, je vous dispense de me demander pardon, mais à condition de me rencontrer et de faire scrupuleusement tout ce qui est susmentionné.